Test de Cthulhu The Cosmic Abyss, l'horreur technique sur PS5 !

Test Cthulhu The Cosmic Abyss

  Après l'excellent The Council et le mitigé Vampire : The Masquerade - Swansong, le studio bordelais Big Bad Wolf est de retour avec un projet qui sent bon le soufre et les abysses. Sorti dans un contexte très compliqué pour son éditeur Nacon (actuellement en redressement judiciaire), Cthulhu : The Cosmic Abyss se présente comme une réinterprétation futuriste du célèbre mythe de H.P. Lovecraft. Mais avant de plonger tête la première à 4 000 mètres de profondeur pour tester le jeu, il faut mettre les choses au clair : oubliez les combats épiques ou les courses-poursuites terrifiantes à la SOMA. Nous sommes ici face à un pur jeu narratif, sorte de Point & Click à la première personne qui flatte notre capacité de réflexion.

  L'histoire nous met dans la peau de Noah, agent de l'Ancile (une organisation spécialisée dans l'occulte), parti à la recherche de sa collègue Mei dans une station sous-marine. Pour éviter de parler tout seul, Noah est accompagné de Key, une intelligence artificielle ultra sophistiquée. C'est elle qui gère la mécanique principale du jeu : le sonar. Plutôt que de mettre bêtement en surbrillance tous les objets interactifs, vous devez d'abord scanner une matière pour l'enregistrer dans la base de données, et ainsi pouvoir traquer sa fréquence. C'est ingénieux, et couplé à un système de carte mentale où l'on doit relier ses déductions, le jeu offre un vrai sentiment de satisfaction "old school".


UNE TECHNIQUE ABYSSALE QUI GÂCHE TOUT

  Malheureusement, la lune de miel s'arrête net lorsque l'on aborde la technique. Pour être totalement transparent avec vous, réaliser ce test sur ma PS5 standard a été une véritable épreuve. L'optimisation de Cthulhu : The Cosmic Abyss est tout simplement catastrophique. Le framerate est une plaie béante : le jeu subit de très violentes baisses de framerate, tout particulièrement lorsque l'on utilise le sonar. Et ne pensez pas régler le problème en bidouillant les options : même en activant le mode Performance, le titre n'est jamais fluide, et pour couronner le tout, la différence visuelle avec le mode Qualité n'est même pas flagrante.

  À ces saccades insupportables (même la simple navigation dans les menus de la carte mentale fait atrocement ramer la console) s'ajoutent des bugs bloquants lunaires. J'ai été victime d'un plantage des sauvegardes automatiques au chapitre 2, m'obligeant à tout recommencer depuis le début au moindre crash... avant qu'une mise à jour de dernière minute ne vienne (un peu) sauver les meubles. C'est dommage, car la superbe composition musicale de Nicolas Garcia et l'intelligence de certaines énigmes méritaient un écrin technique digne de ce nom.

MON VERDICT

DÉCEPTION
11

Cthulhu : The Cosmic Abyss avait pourtant de solides arguments pour séduire les amateurs d'enquêtes lovecraftiennes. Son ambiance poisseuse, ses énigmes qui respectent l'intelligence du joueur et son astucieux système de sonar en font une aventure intellectuellement très gratifiante. Malheureusement, l'expérience est totalement ruinée par un naufrage technique impardonnable sur PS5 standard. Entre un framerate atroce qui subit des chutes constantes, des menus qui rament et un mode Performance qui ne change absolument rien à la fluidité globale, la descente dans les abysses s'est transformée en une véritable purge. Une bonne idée de jeu vidéo, emprisonnée dans un corps atrocement malade.

0

Commentaires

+50 POINTS pour ton premier commentaire sur cet article
Voir le classement sur nowgame.fr
Chargement...

ARTICLES POPULAIRES

À VENIR

Chargement du calendrier...

DERNIÈRE RÉACTION

Chargement...