Test Resident Evil Requiem : le verdict est tombé, Capcom vient-il de créer le jeu d'horreur parfait ?

Resident Evil Requiem Test Leon

  Dans une industrie qui n'en finit plus de licencier, voir une saga perdurer depuis 30 ans relève du miracle. Après avoir passé un peu plus de 11 heures de jeu pour découvrir les deux fins de Resident Evil Requiem sur une PS5 standard, je peux affirmer que Capcom a accompli l'impensable : réunir les deux grandes philosophies de sa franchise dans une seule et même œuvre titanesque. Cet épisode ne se contente pas de faire le pont entre l'horreur pure de RE7 et l'action débridée de RE4, il les sublime.

  Le scénario tisse avec brio les destins de Grace Ashcroft (la fille d'Alicia, envoyée enquêter à l'hôtel Wrenwood) et d'un Leon S. Kennedy marqué par le temps, véritable "Old Snake" de l'horreur, lancé sur les traces d'une mutation du virus T. Ce neuvième épisode canonique abandonne les protagonistes sans visage pour nous offrir une narration poignante et viscérale.

DEUX HÉROS, DEUX AMBIANCES, UNE MAÎTRISE TOTALE

Resident Evil Requiem Gameplay

  L'idée de génie de ce titre repose sur l'alternance des gameplays. Les séquences avec Grace, pensées pour être jouées en vue subjective (FPS), sont une véritable déclaration d'amour au Survival Horror. J'ai choisi de faire ma première partie en mode "Classique", et je vous le recommande chaudement : l'absence de sauvegardes automatiques et le retour des rubans encreurs instaurent une tension maladive. La nouvelle mécanique liée au sang — ressource vitale à récolter sur les ennemis pour tout fabriquer — m'a poussé à prendre des risques insensés alors que mon inventaire criait famine.

  À l'inverse, dès que l'on passe aux commandes de Leon en vue à la troisième personne (TPS), Requiem bascule dans l'action pure. Finie la vulnérabilité : armé de sa mallette magique, de sa hache pour parer et de ses mythiques coups de pied, Leon transforme l'angoisse en un ballet mortel et jouissif. La transition entre ces deux rythmes est d'une fluidité exemplaire, orchestrée par une mise en scène qui n'a pas à rougir face à The Last of Us.

  Techniquement, la direction artistique est morbide mais sublime. Les jeux de lumière, le sound design incroyablement précis (le bruit du pistolet "Requiem" est phénoménal) et le jeu d'acteur époustouflant en motion capture font de chaque instant un régal. Si la rejouabilité pâtit légèrement de cette alternance très scriptée entre les deux héros, l'ajout du mode Démentiel vient totalement rebattre les cartes pour les plus courageux.

MON VERDICT

INCONTOURNABLE
18

Resident Evil Requiem est une œuvre-charnière qui parvient à réconcilier deux visions longtemps opposées de la saga. Il reprend ce que Resident Evil fait de mieux et l’élève à un niveau de finition rarement atteint. Certes, la structure alternée entre Grace et Léon verrouille davantage le rythme et réduit la liberté de rejouabilité propre à certains anciens épisodes. Mais face à une telle maîtrise technique, sonore et narrative, le compromis paraît presque dérisoire. C'est l'apogée d'une licence mythique !

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